Quand le stress s’installe dans le corps
Le stress commence parfois dans nos pensées. Mais lorsqu’il s’installe durablement, c’est souvent notre corps qui finit par nous rappeler que nous ne pouvons pas rester continuellement sous tension.
Quand le stress s’installe dans le corps
Il y a des périodes où nous savons parfaitement que nous sommes stressés.
Nous avons beaucoup de choses à gérer, notre mental tourne davantage et nous sentons que nous avons besoin de repos.
Puis il y a d’autres moments où nous ne nous considérons même plus comme stressés.
Nous continuons simplement.
Nous travaillons, nous répondons aux obligations du quotidien, nous prenons soin des autres et nous avançons parce qu’il faut avancer.
Nous nous sommes tellement habitués à fonctionner ainsi que cet état finit presque par devenir normal.
Mais notre corps, lui, continue de ressentir ce que nous vivons.
Et parfois, c’est lui qui commence à parler.
Lorsque nous nous habituons à être sous tension
Imaginez une personne qui termine sa journée de travail.
Elle rentre chez elle.
Physiquement, elle a quitté son travail. Mais intérieurement, sa journée continue.
Elle repense à ce qu’elle n’a pas terminé. Elle anticipe déjà ce qu’elle devra faire demain. Son téléphone sonne, un message arrive et son attention repart immédiatement vers une nouvelle chose à gérer.
Elle s’assoit enfin.
Mais elle ne se repose pas vraiment.
Son corps est dans le canapé.
Son mental est encore partout ailleurs.
Lorsque cette situation se produit occasionnellement, nous récupérons généralement.
Mais lorsqu’elle devient notre manière habituelle de vivre, nous pouvons progressivement perdre la sensation de ce qu’est réellement le relâchement.
Nous ne nous rendons même plus compte que nos épaules restent contractées, que notre respiration est devenue plus courte ou que nous serrons les mâchoires.
Nous nous sommes adaptés.
Jusqu’au moment où le corps nous rappelle qu’il est là.
Le corps exprime parfois ce que nous ne nous accordons plus le temps d’écouter
Une tension apparaît.
Nous avons mal au dos.
Notre ventre réagit davantage.
Nous nous sentons épuisés alors que nous avons pourtant dormi.
Ou nous arrivons au soir avec une seule envie : nous reposer, mais lorsque nous nous couchons, notre mental décide justement de reprendre toutes les conversations de la journée.
Ce n’est pas nécessairement un événement spectaculaire.
Cela peut commencer très doucement.
Et c’est justement pour cela que nous pouvons continuer longtemps sans réellement nous arrêter.
Nous nous disons que cela passera.
Que nous avons simplement besoin d’un week-end.
Que les vacances vont arriver.
Que la période est compliquée mais que le mois prochain sera plus calme.
Puis le mois suivant arrive et notre fonctionnement n’a pas réellement changé.
« Pourtant, je gère »
C’est une phrase que j’entends souvent sous différentes formes.
Et elle dit beaucoup de choses.
Oui, nous pouvons gérer.
Nous pouvons même devenir extrêmement efficaces pour gérer.
Mais être capable de continuer ne signifie pas nécessairement que ce que nous vivons nous convient.
Nous pouvons continuer à travailler tout en étant épuisés.
Nous pouvons continuer à sourire tout en ayant intérieurement besoin de silence.
Nous pouvons continuer à prendre soin de tout le monde en oubliant progressivement de nous demander comment nous allons, nous.
Le corps peut alors devenir celui qui pose la limite que nous n’avons pas réussi à poser nous-mêmes.
Pourquoi le stress peut-il se ressentir physiquement ?
Notre mental et notre corps ne vivent pas séparément.
Lorsque nous sommes préoccupés, sous pression ou continuellement dans l’anticipation, notre corps participe lui aussi à cet état.
Nous pouvons le constater très simplement.
Lorsque quelque chose nous fait peur, notre corps réagit avant même que nous ayons eu le temps d’analyser la situation.
Lorsque nous sommes contrariés, notre respiration peut changer.
Lorsque nous sommes profondément apaisés, notre corps se relâche naturellement.
Nos pensées, nos émotions et notre corps communiquent continuellement.
C’est pourquoi une période de stress prolongée peut finir par être ressentie physiquement.
Le corps ne nous trahit pas.
Il exprime simplement, à sa manière, ce que nous sommes en train de vivre.
Et si nous commencions par écouter plutôt que lutter ?
Lorsque quelque chose devient inconfortable, notre premier réflexe est souvent de vouloir le faire disparaître.
C’est compréhensible.
Nous voulons retrouver notre énergie, mieux dormir, ne plus ressentir cette tension et redevenir rapidement comme avant.
Mais il peut être intéressant de se poser une autre question :
Depuis combien de temps suis-je réellement sous tension ?
Pas seulement depuis que mon corps me gêne.
Depuis quand est-ce que je fonctionne sans vraiment m’arrêter ?
Depuis quand est-ce que je me demande de tenir ?
Cette question change notre regard.
Nous ne regardons plus uniquement la manifestation.
Nous commençons à regarder ce qui s’est passé avant qu’elle apparaisse.
C’est aussi ce que je recherche dans mon bilan énergétique
Lorsque je prépare le bilan énergétique d’une personne, je ne connais pas encore son histoire.
Mes planches me donnent une première grille de lecture.
Puis nous nous rencontrons.
Je lui explique ce que j’ai observé et nous commençons à échanger.
C’est là que certaines informations peuvent prendre un tout autre sens.
Une personne peut par exemple réaliser qu’elle s’est adaptée depuis des mois à une situation qui ne lui convient plus.
Elle n’avait pas nécessairement fait le rapprochement avec son état actuel parce qu’elle avait appris à vivre avec cette situation.
Une autre peut comprendre qu’elle ne s’autorise pratiquement jamais à ralentir.
Ce ne sont pas mes planches qui racontent son histoire à sa place.
Elles ouvrent le dialogue.
Et c’est la personne qui, progressivement, peut mettre en relation ce qu’elle ressent aujourd’hui avec ce qu’elle vit.
Quand le corps devient un messager
Dans ma vision de l’énergétique, j’aime considérer le corps non pas comme un adversaire que nous devons faire taire, mais comme un messager.
Une tension peut nous obliger à regarder un endroit de notre vie auquel nous ne prêtions plus attention.
La fatigue peut nous rappeler que nous avons dépassé certaines limites.
Une respiration que nous sentons constamment bloquée peut nous amener à observer dans quelles situations nous avons l’impression de ne jamais pouvoir souffler.
Cela ne signifie pas que chaque sensation physique possède automatiquement une explication émotionnelle.
Mais cela nous invite à ne pas séparer systématiquement ce que nous vivons intérieurement de ce que nous ressentons dans notre corps.
Parfois, simplement commencer à faire ce lien permet déjà de porter un autre regard sur soi.
Le soin énergétique ne consiste pas à faire taire le corps
Lorsque je travaille avec une personne qui traverse une période de stress, mon objectif n’est pas de lui dire :
« Nous allons enlever votre stress. »
Le stress n’est pas un objet que l’on retire.
Je cherche plutôt à comprendre comment cette personne en est arrivée à cet état et ce que son équilibre énergétique vient exprimer au moment où nous nous rencontrons.
Le temps consacré au bilan et à notre échange prend alors toute son importance.
Nous mettons de la conscience sur ce qui se passe.
Puis vient le soin.
Dans mon approche, le travail vibratoire accompagne ce qui a déjà commencé à être reconnu et mis en mouvement pendant notre échange.
Retrouver progressivement un espace à l’intérieur de soi
Nous ne pouvons pas toujours supprimer ce qui crée du stress dans notre vie.
Nous avons un travail.
Nous avons des responsabilités.
Nous traversons parfois des périodes que nous n’avons pas choisies.
Mais nous pouvons progressivement modifier la place que tout cela occupe en nous.
Nous pouvons apprendre à reconnaître plus tôt le moment où nous commençons à dépasser nos limites.
Nous pouvons recommencer à écouter notre corps avant qu’il ait besoin de parler plus fort.
Et surtout, nous pouvons arrêter de considérer le repos, l’écoute de soi ou le besoin de ralentir comme des faiblesses.
Parfois, prendre soin de soi commence simplement par reconnaître :
« Là, je suis en train de trop tirer sur moi. »
Cette phrase paraît simple.
Pourtant, elle peut représenter un véritable changement.
Parce qu’à partir du moment où nous reconnaissons ce que nous sommes en train de vivre, nous pouvons commencer à agir autrement.
Le corps n’a alors plus besoin d’être uniquement celui qui nous arrête.
Il peut redevenir celui que nous apprenons à écouter.
Et peut-être que prendre soin de notre équilibre commence justement là :
ne pas attendre que notre corps crie pour entendre ce qu’il essayait déjà de nous murmurer.