Les petits bonshommes allumettes : se libérer de nos attachements en conscience

Il existe parfois des personnes ou des situations auxquelles nous restons attachés intérieurement, même lorsque nous aimerions avancer.

Nous pouvons avoir compris la situation avec notre mental, avoir pris une décision, avoir pardonné… et pourtant sentir que quelque chose continue à nous retenir.

C’est dans cette recherche de détachement que la technique des petits bonshommes allumettes peut devenir un outil intéressant.

Une méthode simple créée par Jacques Martel

La technique des petits bonshommes allumettes a été créée par Jacques Martel en 1993.

Son principe est simple : représenter sur une feuille de papier les personnes ou la situation concernée, puis effectuer différentes étapes symboliques afin de poser une intention de détachement.

Ce travail ne consiste pas à supprimer une personne de notre vie.

Il ne s’agit pas non plus d’effacer nos souvenirs, de nier ce que nous avons vécu ou de supprimer l’amour que nous pouvons ressentir.

L’intention est différente :

se libérer de l’attachement qui nous empêche d’avancer.

Couper un lien ne signifie pas couper l’amour

C’est probablement le point le plus important à comprendre.

Lorsque nous parlons de couper certains liens, nous pouvons avoir l’impression qu’il faudrait rejeter l’autre personne.

Ce n’est pas le but.

Nous pouvons aimer quelqu’un et avoir besoin de nous libérer d'une dépendance, d'une attente, d'une peur ou d'une relation devenue trop lourde.

Nous pouvons également nous détacher d’une situation sans nier ce qu’elle nous a appris.

Se libérer ne signifie donc pas rejeter.

Cela signifie retrouver notre propre espace.

Pourquoi dessiner des petits bonshommes ?

Le dessin permet de rendre visible quelque chose que nous ressentons intérieurement.

Nous matérialisons sur le papier une personne, une relation ou une situation qui occupe une place dans notre esprit.

Ce geste peut sembler très simple.

Et c’est justement cette simplicité qui rend l’exercice accessible.

Nous n’avons pas besoin de savoir dessiner.

Nous n’avons pas besoin de connaître l’énergétique.

Nous avons simplement besoin de savoir ce sur quoi nous souhaitons travailler et de poser notre intention en conscience.

L’importance de l’intention

Pour moi, l’intention occupe une place essentielle dans ce type de travail.

Avant de commencer, nous pouvons nous demander :

Qu’est-ce que je souhaite réellement libérer ?

Est-ce une peur ?

Une attente ?

Une dépendance ?

Une colère ?

Le besoin que l’autre change ?

Le besoin d’obtenir une réponse ?

Ou simplement cette sensation de rester attaché à une situation passée ?

Il ne s’agit pas de décider à la place de l’autre.

Nous travaillons sur nous-mêmes.

Sur notre manière de vivre le lien.

Sur ce que nous continuons à entretenir intérieurement.

Comment pratiquer les petits bonshommes allumettes ?

La technique utilise une feuille de papier sur laquelle nous représentons symboliquement les personnes ou la situation concernée.

Nous pouvons nous dessiner d’un côté de la feuille et représenter l’autre personne de l’autre côté.

Il est également possible de travailler avec une situation plutôt qu’avec une personne.

Nous représentons ensuite symboliquement ce qui nous relie.

Puis vient le moment de couper ces liens représentés sur la feuille.

Ce geste accompagne notre intention de détachement.

L’important n’est pas de réaliser un beau dessin.

L’important est ce que nous faisons intérieurement pendant l’exercice.

Nous posons une intention :

Je me libère de ce qui m’attache et je laisse également l’autre libre de ce qui lui appartient.

Nous ne contrôlons pas le résultat

Il peut être tentant d’utiliser cette méthode en espérant provoquer un comportement précis chez quelqu’un.

Faire revenir une personne.

Obtenir une réponse.

Changer une relation.

Mais ce serait, à mon sens, passer à côté de l’essentiel.

Le travail concerne avant tout notre propre détachement.

Nous ne cherchons pas à contrôler l’autre.

Nous cherchons à retrouver notre liberté intérieure.

Parfois, la situation extérieure évoluera.

Parfois, elle restera exactement la même.

Mais notre manière de la vivre peut changer.

Reprendre notre pouvoir

Lorsque nous restons constamment attachés à une personne ou à une situation, une partie de notre attention reste dirigée vers elle.

Nous repensons à ce qui s’est passé.

Nous imaginons ce qui aurait pu arriver.

Nous attendons une réponse.

Nous entretenons parfois une conversation intérieure qui ne s’arrête jamais.

Prendre conscience de cet attachement nous permet déjà de commencer à reprendre notre pouvoir.

Nous ne pouvons pas toujours changer les événements.

Nous ne pouvons pas changer les autres.

Mais nous pouvons travailler sur la place que nous accordons intérieurement à ce que nous avons vécu.

Se libérer en conscience

La technique des petits bonshommes allumettes est un outil.

Elle ne fait pas le chemin à notre place.

Mais elle peut nous aider à matérialiser une décision intérieure :

Je reconnais ce lien.

Je reconnais ce qu’il m’a apporté.

Je reconnais aussi ce qu’il me coûte aujourd’hui.

Et je m’autorise à avancer.

Se détacher ne signifie pas oublier.

Se détacher ne signifie pas ne plus aimer.

Se détacher signifie parfois simplement accepter que chacun puisse reprendre sa propre place.

Et lorsque nous cessons de retenir ce qui doit évoluer, nous pouvons retrouver davantage d’espace pour nous-mêmes.

Pour aller plus loin

Vous pouvez également lire mon article Les liens éthériques : une vision globale pour mieux comprendre et se libérer, afin de mieux comprendre les différents liens que nous pouvons entretenir avec des personnes, des situations, des lieux, des objets ou certaines pensées.

Vous pouvez aussi retrouver sur mon site la page Comprendre l’énergétique, notamment la partie consacrée à Comprendre nos liens et nos relations.

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