Les petits bonshommes allumettes : se libérer d’un lien sans couper la relation
Il arrive parfois que nous souhaitions nous libérer de ce qui nous pèse dans une relation, sans pour autant rejeter la personne ou effacer ce que nous avons vécu.
Les petits bonshommes allumettes : se libérer d’un lien sans couper la relation
Nous créons des liens tout au long de notre vie.
Avec notre famille, notre conjoint, nos enfants, nos amis, nos collègues ou certaines personnes qui ont marqué notre histoire.
Certains de ces liens nous font du bien. D’autres peuvent devenir plus difficiles à vivre.
Une personne peut continuer à occuper nos pensées alors que la relation est terminée. Une discussion peut tourner encore et encore dans notre tête. Nous pouvons ressentir de la colère, de la tristesse ou simplement avoir l’impression de ne pas réussir à nous détacher d’une situation.
C’est dans ce contexte que la méthode des petits bonshommes allumettes, popularisée par Jacques Martel, peut être utilisée comme un exercice symbolique de détachement.
Se libérer ne signifie pas rejeter l’autre
C’est probablement le point le plus important à comprendre.
Lorsque nous parlons de couper des liens avec les petits bonshommes allumettes, nous ne cherchons pas à couper l’amour, les souvenirs ou la relation qui existe entre deux personnes.
Nous cherchons symboliquement à nous libérer de certains liens d’attachement qui peuvent nous maintenir dans une relation devenue difficile à vivre intérieurement.
Prenons un exemple très simple.
Il peut exister énormément d’amour entre une mère et son enfant devenu adulte. Mais cet amour peut aussi être accompagné de peur, d’inquiétude ou d’un besoin de contrôler ce que l’autre fait.
Se libérer de certains liens ne signifie pas aimer moins cette personne.
Cela peut simplement signifier :
« Je t’aime, mais je te rends ce qui t’appartient et je reprends ce qui m’appartient. »
Chacun peut alors symboliquement retrouver sa place et son propre espace.
Pourquoi utiliser un dessin ?
Le principe est volontairement très simple.
Nous allons représenter sur une feuille deux personnes, puis matérialiser les liens énergétiques qui les unissent.
Le dessin permet de rendre visible quelque chose que nous ne pouvons pas voir matériellement.
Ce n’est pas la qualité du dessin qui compte.
Vous n’avez absolument pas besoin de savoir dessiner.
Quelques traits suffisent.
C’est justement pour cela qu’on les appelle les petits bonshommes allumettes.
Comment commencer ?
Prenez une feuille de papier blanche et placez-la horizontalement devant vous.
À gauche, dessinez un petit personnage qui vous représente.
Écrivez votre prénom et votre nom en dessous.
À droite, dessinez la personne avec laquelle vous souhaitez effectuer cet exercice et écrivez également son prénom et son nom.
Vous pouvez aussi utiliser cette méthode pour travailler symboliquement sur une situation plutôt que sur une personne. Dans ce cas, vous vous représentez d’un côté et vous identifiez clairement la situation de l’autre.
Entourer chaque personne de lumière
Entourez maintenant votre personnage d’un cercle de lumière.
Faites ensuite la même chose autour de l’autre personne.
Puis tracez un troisième cercle autour des deux personnages.
Cette représentation permet de poser une intention : souhaiter ce qu’il y a de meilleur pour chacun, sans chercher à décider à la place de l’autre de ce que ce meilleur doit être.
Nous ne cherchons pas à agir sur l’autre personne.
Nous travaillons sur notre propre relation au lien.
Représenter les liens entre les chakras
Nous allons maintenant matérialiser les liens énergétiques entre les deux personnages.
Pour cela, nous utilisons les sept chakras principaux, chacun représenté par sa couleur.
Nous commençons par tracer un lien rouge entre les deux chakras racine, situés à la base du corps.
Nous poursuivons avec un lien orange au niveau du chakra sacré.
Puis un lien jaune au niveau du plexus solaire.
Au niveau du cœur, nous traçons un lien vert.
Au niveau de la gorge, le lien devient bleu ciel.
Au niveau du troisième œil, nous utilisons le bleu indigo.
Enfin, au niveau du chakra coronal, situé au sommet de la tête, nous traçons un lien violet.
Nous obtenons ainsi sept liens entre les deux personnages :
rouge, orange, jaune, vert, bleu ciel, bleu indigo et violet.
Chaque trait relie symboliquement un chakra de notre personnage au chakra correspondant de l’autre personne.
Ces sept lignes permettent de matérialiser sur le papier les liens énergétiques que nous souhaitons libérer.
Le moment de la libération
Lorsque le dessin est terminé, prenez une paire de ciseaux.
Coupez la feuille verticalement entre les deux personnages.
En effectuant cette coupe, vous traversez les sept liens de couleur qui relient les chakras.
Prenez votre temps.
L’acte est symbolique.
Vous ne coupez pas la personne de votre vie.
Vous ne supprimez pas votre histoire.
Vous ne cherchez pas non plus à agir sur elle.
Vous posez une intention de libération pour vous-même.
Vous pouvez accompagner intérieurement ce geste d’une phrase simple :
« Je me libère de ce qui ne m’appartient plus et je laisse à l’autre ce qui lui appartient. »
Puis observez simplement ce que vous ressentez.
Il n’y a aucune sensation particulière à obtenir.
Chacun peut vivre cet exercice différemment.
Peut-on le faire avec quelqu’un que l’on aime ?
Oui.
Et c’est justement là que cette méthode peut être mal comprise.
Nous pouvons réaliser les petits bonshommes allumettes avec une personne que nous aimons profondément.
Parce que l’objectif n’est pas de supprimer l’amour.
Il s’agit de travailler sur certains attachements, certaines attentes, certaines peurs ou le besoin de contrôler l’autre qui peuvent s’être installés dans la relation.
Nous pouvons aimer quelqu’un sans vouloir diriger sa vie.
Nous pouvons être proches d’une personne sans porter toutes ses difficultés.
Nous pouvons accompagner quelqu’un sans vivre son chemin à sa place.
Se libérer d’un attachement ne signifie donc pas nécessairement se séparer.
Cela peut aussi permettre de retrouver une relation plus juste, dans laquelle chacun conserve sa place.
Et lorsque la relation est terminée ?
L’exercice peut également être utilisé lorsqu’une personne n’est plus présente dans notre vie.
Après une séparation, par exemple, nous pouvons avoir cessé tout contact avec quelqu’un et continuer pourtant à penser constamment à cette personne.
La relation extérieure est terminée.
Mais intérieurement, quelque chose continue.
Nous pouvons continuer à rejouer certaines conversations, à ressentir de la colère ou à imaginer ce que l’autre pense encore de nous.
C’est précisément ce type de situation qui permet de comprendre la différence entre quitter une personne et se libérer progressivement de ce qui nous relie encore intérieurement à elle.
Le travail symbolique peut alors accompagner notre propre démarche de détachement.
Libérer le lien ne signifie pas effacer l’histoire
Notre histoire reste notre histoire.
Ce que nous avons vécu avec une personne fait partie de notre chemin.
L’objectif n’est donc pas d’effacer les souvenirs ou de faire comme si la relation n’avait jamais existé.
Nous cherchons plutôt à modifier la place qu’elle occupe aujourd’hui en nous.
Une relation passée peut avoir compté énormément et ne plus avoir besoin de diriger notre présent.
Une personne peut avoir fait partie de notre vie sans que nous soyons obligés de continuer à porter émotionnellement tout ce qui appartient à cette relation.
Une pratique symbolique
Les petits bonshommes allumettes constituent avant tout un exercice symbolique de développement personnel.
Il ne s’agit pas d’un traitement médical ou psychologique et cette pratique ne remplace pas un accompagnement professionnel lorsqu’une situation le nécessite.
Certaines personnes ressentent beaucoup de choses pendant ou après l’exercice.
D’autres ressentent très peu de choses.
Il n’existe pas de bonne ou de mauvaise réaction.
L’intérêt de cette démarche est avant tout de poser consciemment une intention : reconnaître qu’un lien nous pèse et choisir de travailler sur notre propre détachement.
Reprendre sa place
C’est finalement ce que j’aime dans cet exercice.
Il ne demande pas de changer l’autre.
Il nous ramène vers nous-mêmes.
Nous ne pouvons pas décider de ce qu’une autre personne doit comprendre, ressentir ou transformer.
Mais nous pouvons travailler sur la place que cette relation occupe encore en nous.
Nous pouvons choisir de ne plus alimenter certaines attentes.
Nous pouvons rendre symboliquement à l’autre ce qui lui appartient et reprendre ce qui nous appartient.
Et parfois, se libérer ne signifie pas couper une relation.
Cela signifie simplement retrouver suffisamment d’espace à l’intérieur de soi pour continuer son chemin plus librement.
Pour aller plus loin
Vous pouvez également découvrir Les liens éthériques : une vision globale pour mieux comprendre et se libérer, qui explique comment certains liens peuvent se créer et continuer à être entretenus dans notre vie.
Vous pouvez également retrouver sur mon site la partie Comprendre nos liens et nos relations, dans la page Comprendre l’énergétique.