La mémoire cellulaire : l’histoire que nous portons en nous
Notre corps n’est pas seulement constitué de matière : il porte aussi les traces de notre histoire, de nos expériences et de ce que nous avons traversé.
La mémoire cellulaire : l’histoire que nous portons en nous
Lorsque nous parlons de mémoire, nous pensons généralement à notre cerveau et aux souvenirs dont nous pouvons nous rappeler consciemment.
Pourtant, notre histoire ne se résume pas uniquement à ce dont nous nous souvenons.
Certaines expériences peuvent continuer à influencer notre manière de ressentir, de réagir ou de nous protéger, même lorsque nous ne pensons plus consciemment à ce qui s’est passé.
C’est dans cette vision plus globale de l’être humain que je situe la notion de mémoire cellulaire.
Ce que notre histoire laisse en nous
Depuis notre petite enfance, nous traversons de nombreuses expériences. Certaines nous apportent de la sécurité, de la joie ou de la confiance. D’autres peuvent nous confronter à la peur, à la séparation, au rejet ou à des périodes plus difficiles.
Toutes ces expériences participent progressivement à la personne que nous devenons.
Prenons un exemple simple.
Un enfant qui a vécu plusieurs situations dans lesquelles il s’est senti rejeté peut, une fois adulte, ressentir une peur très forte d’être abandonné dans ses relations.
La situation présente n’est pourtant pas nécessairement la même que celle de son enfance.
Mais quelque chose peut se réactiver en lui.
Il peut alors ressentir une émotion beaucoup plus forte que ce que la situation actuelle semble justifier.
C’est parfois dans ces réactions que nous pouvons commencer à observer l’empreinte de notre histoire.
Le corps peut aussi nous rappeler ce que nous avons vécu
Nous avons tous déjà expérimenté cette relation entre un souvenir et notre corps.
Il suffit parfois de repenser à une situation difficile pour sentir notre ventre se serrer, notre respiration changer ou une tension apparaître.
À l’inverse, le souvenir d’un moment heureux peut faire apparaître un sourire ou une sensation agréable presque immédiatement.
Notre corps participe donc pleinement à notre expérience émotionnelle.
Dans mon approche énergétique, la mémoire cellulaire va plus loin. Elle représente l’idée que certaines expériences peuvent laisser une empreinte dans notre fonctionnement intérieur et énergétique, même lorsque notre mental pense avoir tourné la page.
Cela peut parfois apparaître sous la forme d’une réaction répétitive, d’une émotion qui revient dans certaines situations ou d’un comportement que nous avons du mal à comprendre.
Ce qui nous vient de notre histoire familiale
Nous ne construisons pas notre histoire uniquement à partir de ce que nous avons personnellement vécu.
Nous grandissons aussi dans une famille qui possède sa propre histoire, ses croyances, ses peurs, ses habitudes et parfois ses blessures.
Certaines manières de penser ou de réagir peuvent ainsi se transmettre d’une génération à l’autre.
La science étudie elle aussi aujourd’hui la manière dont certaines expériences et certains environnements peuvent laisser des traces biologiques et éventuellement participer à des effets observés entre générations. De nombreuses questions restent encore ouvertes dans ce domaine.
Dans une lecture énergétique et transgénérationnelle, nous pouvons également nous demander si certaines difficultés que nous portons ne trouvent pas une partie de leur origine dans l’histoire familiale qui nous précède.
L’objectif n’est pas de chercher systématiquement une cause chez nos parents ou nos ancêtres.
Il est de comprendre ce qui nous appartient aujourd’hui et ce que nous souhaitons continuer à porter.
Des mémoires plus anciennes
Certaines traditions spirituelles et énergétiques vont encore plus loin et évoquent des mémoires liées au chemin de l’âme ou à des vies antérieures.
Ces notions appartiennent au domaine spirituel et aux croyances de chacun.
Nous n’avons pas besoin d’y adhérer pour travailler sur ce que nous ressentons aujourd’hui.
Pour moi, l’essentiel reste toujours la même question : qu’est-ce qui se manifeste maintenant dans ma vie et qu’est-ce que cela vient me montrer ?
Car quelle que soit l’origine que nous donnons à une mémoire, c’est dans le présent que nous pouvons commencer à agir.
Reconnaître une mémoire sans rester enfermé dedans
Comprendre notre histoire ne signifie pas devoir vivre éternellement avec elle.
Au contraire.
Lorsque nous prenons conscience qu’une réaction actuelle est peut-être reliée à une expérience passée, nous pouvons commencer à faire la différence entre ce qui s’est produit autrefois et ce que nous vivons réellement aujourd’hui.
Reprenons l’exemple de la peur du rejet.
Si une personne comprend que certaines réactions très fortes dans ses relations sont liées à une ancienne peur d’être abandonnée, elle peut commencer à observer cette peur lorsqu’elle apparaît au lieu de la laisser automatiquement diriger ses comportements.
Elle peut alors se demander si la situation présente représente réellement un abandon ou si une ancienne blessure vient de se réveiller.
Cette compréhension lui redonne une possibilité de choix.
Libérer ne signifie pas effacer
Dans le travail énergétique, l’objectif n’est pas d’effacer notre histoire.
Ce que nous avons vécu fait partie de notre chemin.
Nous pouvons cependant travailler sur la charge que certaines expériences continuent à porter en nous.
Reconnaître une émotion, comprendre ce qui la réveille et accueillir ce que nous ressentons peut progressivement modifier notre relation à cette mémoire.
Nous ne changeons pas le passé.
Nous changeons la place qu’il occupe dans notre présent.
C’est une différence essentielle.
Notre histoire nous influence, mais elle ne nous condamne pas
Comprendre la mémoire cellulaire, c’est finalement reconnaître que nous sommes le fruit d’une histoire personnelle, familiale et, selon les croyances de chacun, peut-être d’une histoire encore plus vaste.
Mais cela ne signifie pas que tout soit écrit.
Une mémoire peut expliquer certaines de nos réactions sans décider de toute notre vie.
Nous pouvons prendre conscience de ce que nous portons, comprendre certains mécanismes et choisir progressivement une autre manière de vivre.
Notre histoire nous accompagne.
Elle ne doit pas nécessairement nous enfermer.
Et lorsque nous apportons davantage de conscience à ce qui se répète ou se réveille en nous, nous pouvons progressivement retrouver plus de liberté dans notre manière de penser, de ressentir et d’avancer.
Pour aller plus loin
Vous pouvez également découvrir La boucle : quand la vie semble répéter les mêmes situations, qui permet de comprendre comment certaines expériences ou certains schémas peuvent continuer à se reproduire tant que nous n’avons pas identifié ce qui se joue en nous.
Vous pouvez également retrouver sur mon site la page Comprendre l’énergétique, où je partage différentes clés autour de notre histoire intérieure, de nos émotions et de notre cheminement.